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samedi 3 mai 2014

"La Maison du Chat-qui-pelote" de Balzac


J'ai lu ce livre dans le cadre de... plein de challenges ! Les Challenges Livra'deux, Un classique par mois, Comme à l'école, et ceux du Cercle de lecture et du Cluedo littéraire.

Quatrième de couverture
La Maison du Chat-qui-pelote, c'est d'abord une enseigne de boutique redoublée d'un tableau : "Une formidable pièce de bois, horizontalement appuyée sur quatre piliers qui paraissaient courbés par le poids de cette maison décrépite, avait été rechampie d'autant de couches de diverses peintures que la joue d'une vieille duchesse en a reçu de rouge. Au milieu de cette large poutre mignardement sculptée se trouvait un antique tableau représentant un chat qui pelotait." Mais cette nouvelle, écrite en 1829 et plus tard placée par Balzac en ouverture de La Comédie humaine, est aussi un tableau vrai, tableau du Paris commerçant - le Marais et la rue Saint-Denis - que l'écrivain prend plaisir à peindre. Un tableau de mœurs, également, et son premier titre, Gloire et Malheur, laissait plus directement deviner que s'y jouait le destin d'une femme : "Les humbles et modestes fleurs, écloses dans les vallées, meurent peut-être quand elles sont transplantées trop près des cieux, aux régions où se forment les orages, où le soleil est brûlant."

Mon avis
Comme toujours, je suis tombée sous le charme de la plume de Balzac, en lisant cette nouvelle, que dis-je ? ce petit bijou. La dernière phrase citée par Le Livre de Poche est vraiment symptomatique, je trouve. Elle est juste... whaou ! Quand je l'ai lue dans la nouvelle, j'étais tout en émoi. Lorsqu'on a été sevrée de Balzac pendant longtemps, et qu'on s'y replonge, qu'est-ce que ça fait du bien ! Du point de vue de l'histoire en elle-même, comme le dit Le Livre de Poche, le titre Gloire et Malheur était plus révélateur, car c'est l'histoire d'une jeune fille qui, pour avoir connu la gloire, sombre paradoxalement dans le malheur.Vous savez, ce fameux conte de fée du prince et de la bergère ? C'est à peu près ce que nous conte cette nouvelle, mais en allant au-delà de la fin traditionnelle. Que se cache-t-il après la fin heureuse ? Le malheur, car le prince et la bergère n'ont rien en commun, et la bergère, dans toute sa simplicité, n'est pas assez retorse pour savoir garder son prince auprès d'elle... Le prince, en réalité, est un aristocrate et un artiste ; la bergère, une petite bourgeoise peu cultivée, gentille, mais pas très fine. Vous l'aurez compris, la visée de cette nouvelle est très moraliste, d'autant qu'en parallèle, se dessine un autre couple, marié par la loi de la raison, et finalement heureux. Ce n'est pas tant cette histoire, en soi, qui a su retenir mon attention. J'ai surtout été captivée par l'écriture de l'auteur, comme je vous l'ai dit, et par le tableau de mœurs qui est dressé en filigrane. Cela m'a suffit pour que ce soit un coup de cœur !

20/20
Coup de cœur !

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